À mon équipe

À toi qui es dans mon équipe,

L’indépendance financière est une grande force pour nous les femmes. Elle nous libère et c’est extrêmement important que vous sachiez que vous la méritez toutes, qu’elle est accessible avec cette compagnie.

Je sais que c’est entre autres ce qui vous a attirée au début, vous me l’avez presque toutes dévoilé à votre façon. J’ai mis toutes mes énergies dans cette compagnie parce que je savais que c’était possible. 

«Sophie l’avait fait» et tant d’autres le font alors moi aussi je pouvais le faire.

J’ai dit oui à Sophie quand elle m’a approchée, parce que je devais amasser 10 000$ de cash down pour racheter la maison que mon père nous avait offerte à mes enfants et moi.

Eh bien ça y est: je l’ai fait parce qu’on m’avait remis une mappe sur laquelle on m’indiqua les étapes à suivre pour y arriver.

Je tiens à vous partager qu’en deux mois, j’ai reçu de Paylution / Monat un total de 11 000.00 $ en bonus et commissions. Je l’ai fait en travaillant chaque jour et sans jamais oublier cette source de motivation.

Je l’ai fait dans un temps record parce qu’à cette étape c’était mes performances à moi qui comptaient.  Maintenant, il faut comprendre que ce sont les efforts conjugués de toute une équipe qui font avancer le voilier que j’ai mis à l’eau en septembre dernier.

Ça me surprend d’avoir embarqué autant de matelots depuis que j’ai quitté la rive, mais je veux aller au large avec vous, je ne suis plus seule. Pour naviguer cette aventure on doit hisser les voiles ensemble. Parce que si je suis allée très vite seule, ensemble on ira encore plus loin: on a déjà battu des records pas possibles et on est la meilleure équipe au Canada. 

Saviez-vous que je remercie chacune de vous dans mes prières le soir avant de m'endormir ? Je remercie le bon dieu de nous rassembler ici, parce que vous êtes sur mon voilier avec cette intention qui plane au dessus de nous toutes: 

Aider d'autres femmes à trouver une liberté financière, une intention qui ne partira jamais.

L’intention d’un projet, d’une équipe, d’une entreprise est extrêmement importante et il faut s’en souvenir, parce que cette raison d’être se manifeste dans tout. 

Maintenant que j’ai atteint mon but premier, je vais continuer de chérir ma vision dans ma tête: celle de devenir directrice et de monter sur scène lors d’un Monation: parce que si ça arrive, c’est que j’aurai laissé ma trace et que des milliers de femmes-familles-enfants  auront une vie meilleure à cause du chemin qu’on aura défriché ensemble. 

Je ne sais pas comment ça va arriver. Ni dans quel laps de temps. Mais je sais que si chaque jour je travaille sans jamais cesser d’y croire, alors ça va arriver. 

I walk the talk les filles. J’ai réalisé mon plus grand objectif parce que j’ai cru que j’allais y arriver dès le moment où Sophie m’as présenté le plan de compensation.

Je vous partage aujourd’hui une partie de ma réussite monétaire parce que je vous ai regardée dans yeux, chacune de vous, en vous disant que c’était possible, et vous y avez aussi cru, alors que c’est ma foi qui parlait.

Chaque jour j’ai pensé à vous. Et j’ai donné tout ce que j’avais, oui pour mon cash down, mais sans même savoir ce à quoi allait ressembler mes payes; je l’ai fait pour vous prouver que vous aviez eu raison de me croire. 

C’est malade

Et non seulement pour ça, mais parce que je sais que c’est ce que vous vouliez pour vous-même. Je l’ai fait chaque jour parce que je sais qu’on lead par l’exemple. J’ai appris par expérience que la meilleure façon d’aider les autres c’est de s’aider soi-même. 

Je me suis hissée au-dessus du seuil de la pauvreté monétaire avec cette compagnie. Eh oui, vous avez bien lu: le seuil de la pauvreté. 

La pauvreté monétaire c’est à mon avis essayer de joindre les deux bouts souvent sans succès; prendre des ententes de paiement parce que c’est trop à payer d’un coup; c’est nourrir mes enfants et de passer sous la table parce qu’à l’épicerie j’ai enlevé des choses de mon panier; c’est regarder dans mon compte 2-3 fois par jour pour voir si j’ai pas reçu un dépôt surprise; c’est me demander comment je vais organiser ma journée parce que quand j’ai 0$ dans mon compte les plans changent, ça ne fait pas la même journée: je ne ferai pas les commissions qui figurent sur ma liste, qui ne fait donc que s’allonger, et je fais du ménage à la place. 

La pauvreté monétaire c’est de trouver quelque chose à vendre dans mes affaires pour l’afficher sur Marketplace afin d’honorer un RV avec ma partenaire de marché — question de payer le diner, parce qu’elle est LA meilleure vendeuse du moment au CANADA.

La mère m’a toujours dit qu’il y avait deux sortes de pauvreté: l’économique et celle de l’esprit.

Je n’ai jamais été pauvre d’esprit.

J’ai toujours été riche dans ma tête. 

Mais j’étais tellement tannée du manque d’argent que j’ai couru un marathon qui a duré deux mois. Ma mère me mettait en garde: attention Caroline, repose-toi, tu en fais trop. J’ai même complètement arrêter de marché à cause d’une bursite aigue en revenant de la Georgie.

Mais j’ai foncé quand même, jour après jour. Parce que je sais que notre vie est composée de saisons, que tout est temporaire, et qu’un sprint ne peut durer qu’un certain temps.

Comprenez ce concept parce qu’il vous aidera à accomplir de grandes choses et à passer au travers de grandes épreuves. Le succès monstre que mon grand lancement a connu était proportionnel à l’énergie, aux stratégies et au temps que j’y accordais.

Or je me faisais un devoir de me rappeler chaque jour que ça aussi ça passerait.

On m’a comparée à Sarah Hills aux États-Unis, j’étais sur tous les billboards de records de Monat Global, on m’invitait dans des Zoom-calls pour savoir qui j’étais, mais ça aussi ça passe.  

Il ne faut s’attacher ni au succès ni aux échecs. La reconnaissance ne doit pas être une source de motivation. Votre propre reconnaissance doit être la plus importante. Parce que personne ne comprendra ce que vous faites. Je ne l’ai même dit à personne que j’allais me lancer dans la vente de produits en ligne parce que ma raison était tellement forte, que je n’avais pas d’énergie à perdre pour me justifier, m’expliquer ou convaincre qui que ce soit. 

Quand j’ai assisté au Monation à Atlanta, Georgie, ils racontaient qu’on devait être présente sur les réseaux sociaux chaque jour, que la répétition et la constance étaient la clé du succès dans ce domaine. J’ai entendu parler de dizaines de filles qui avaient toutes les mêmes stratégies et qui avaient toutes déjà vécu le sentiment de vouloir tout abandonner, mais c’est précisément à ce moment que les plus grandes choses étaient sur le point de se manifester.

Elles semblaient avoir toutes vécu les mêmes choses, chacune dans son pays, alors je me suis donné le devoir d’appliquer tout ce que j’avais appris une fois rentrée chez moi. 

Depuis, je fais des story chaque jour, je suis présente même quand ça ne me tente pas. Je parle sans rien préparer, je ne recommence jamais parce que c’est trop long, je suis devenue une geek des app videos et overnight je suis une genre de super cinéaste. Je me suis fait critiquer, on a même formulé des plaintes contre moi. Mais ce n’est pas grave, les personnes controversées sont souvent celles qui changent réellement les choses. Tout passe. Même ça. 

Vous savez que ça prend beaucoup de courage pour vendre quelque chose qu’on ne connaît pas complètement.

Ça prend beaucoup de courage et de lâcher-prise pour mettre sa face devant 2000 personnes qui te jugent malgré eux; no doubt que je mets toujours un filtre; c’est mon filtre entre mon intimité, ma pudeur et ma voix publique. 

Pas facile non plus quand mon fils prend un malin plaisir à dire à tout le monde, genre la caissière au dépanneur, genre la réceptionniste chez le dentiste: «Ma mère est toujours sur son cellulaire.» Je sais qu’il m’en veut parce qu’auparavant je n’étais jamais sur mon cell. J’ai beau lui expliquer que je suis à la maison pour lui, je suis là à 11h15 quand il arrive pour diner, qu’il peut se lever à 7h45 du mat’ parce que je suis là avec lui et que l’école est au bout de la rue, qu’à 15h30 quand la cloche sonne je suis à la maison quand il arrive, il ne comprend pas. Pour lui c’est acquis: une mère c’est à la maison.

Il me fait payer en ayant des nouveaux comportements poches mais vous savez, ça aussi ça va passer.  Ne laissez personne vous décourager par leurs propres peurs. Même pas vos enfants. Vos raisons et vos intentions doivent être plus fortes que tout.

Quand je vais lui dire que c’est pas le père Noël qui a mis les cadeaux sous le sapin mais que c’est le travail de maman sur son cellulaire, il va peut-être lâcher mon cas un peu. 

Et quand je les amènerai Cara et lui en voyage avec mon prochain bonus en lui rappelant — une fois les pieds dans la mer — que c’est le travail sur le cellulaire de maman qui nous a permis de nous payer ce trip; eh bien d’après moi, le connaissant, il va devenir Freelancer.

Je vais continuer d’entretenir mon mindset de winner parc que je suis une gagnante.

Une  vraie gagnante ça se voit sur le podium chaque jour, dans chacun de ses entraînements, une vraie gagnante court pour la médaille d’or même si elle est au dernier rang, une vraie gagnante n’abandonne jamais face à ses propres échecs, une vraie gagnante continue en pensant que la prochaine fois sera la bonne.

L’intensité des efforts est évidemment proportionnelle à la grandeur des réussites visées; mais une chose que je peux vous dire avec conviction, c’est que l’état d’esprit compte pour 90% de la gloire au moment d’un sprint.

Un jour j’étais aux États-Unis et j’ai demandé à quelqu’un de très poche de moi de m’envoyer un peu d’argent parce que j’étais à sec. Elle m’a envoyé un screen shot de son compte de banque et il lui restait 3 beaux dollars. Ce moment a été un évènement clef pour moi, c’est arrivé tant de fois mais cette fois-ci, j’étais certaine de ma solution: MONAT. Je lui ai fait une promesse avec tellement d’assurance ce jour-là. À cet instant je lui ai dit: «Je te promets qu’on s’ra p’us jamais pauvre. M’as-tu entendue? Jamais. Je suis avec des milliers de filles ici et elles font toute la même chose, j’en ai vues des dizaines dans un certain Club des millionnaires. Ça va être moi tantôt, je te fais la promesse.»

Je me rappelle de cet instant de grâce parce que je savais au plus profond de mon coeur que j’allais tenir cette promesse. Ces moments-là sont plus forts que tout; celui que je vous décris résonne dans ma tête, et je sais que c’est tout l’univers qui conspire à ma réussite. Je me rappelle de cette promesse et elle surgit dans les moments où je n’ai pas envie de continuer.

Votre raison doit être plus forte encore que votre motivation. 

Je me rappelle de chacune de vous qui avez joint mon équipe, l’intention profonde et sincère que je vous ai portée au moment de votre adhésion.

Mais vous savez, tout n’est pas gagné ici, rien n’est acquis.

Cath lâche sa business demain matin ça ne va plus bien. Mais il faut se rappeler qu’il y a toujours des moments difficiles dans une grande aventure, et c’est ceux qui font les meilleures histoires à raconter au final. Ce sont ces moments les plus difficiles qui vous définissent vraiment, qui démontrent qui vous êtes.

Parce qu’on ne reconnaît pas quelqu’un quand ça va bien; on reconnaît réellement quelqu’un quand ça va mal: Qui se relève? Qui, au sol, encourage les autres? Qui reste calme dans le chaos? Qui, contre toutes attentes, s’en est sorti? Et surtout qui, parmi tous les autres, en a porté d’autres sur ses épaules? Parce que dans ce domaine le travail d’équipe est au coeur de tout.

En partant je n’ai pas beaucoup d’expérience en équipe; j’ai toujours fait mes choses en solo ou presque. Le seul sport d’équipe que j’ai pratiqué c’est  le basket.

Aujourd’hui je m’en confesse, je n’ai jamais rien compris à ce jeu, malgré mes quelques années d’expérience; je n’ai jamais rien compris à aucune stratégie enseignée ni même quelle place j’occupais. 

Je connais encore moins les règles d’être la leader d’une excellente équipe. Je ne suis ni mère-poule, ni couveuse, je suis peut-être maladroite, dure, pas très loquace, pas assez encourageante, mais je donnerais tout ce que j’ai pour vous. Tout.

J’achète mon premier immeuble commercial pour vous offrir un endroit où vous pouvez faire grandir votre entreprise et votre équipe. J’investis du temps et de l’argent sur une chaine youtube pour vous appuyer dans vos atteintes de rang. La porte de chez moi est toujours ouverte, je suis au bout de mon cell la plupart du temps et c’est le temps qui est précieux de nos jours et vous avez le mien à tout moment.

Surtout, je suis là pour vous aider à avancer, parce que vous n’êtes pas faites pour stagner au même endroit. Comment pouvez-vous être au volant d’une voiture de course et rester stationnée? Commencez par embrayer la première vitesse, puis avancez. 

Vous comprenez? De grâce ne restez pas là.

Je suis une leader en devenir, je suis toujours en apprentissage.  Surtout je vous raconte mon histoire pour vous inspirer à avoir confiance en vous et vous montrer par l’exemple la responsabilité que vous avez face à votre liberté.

Je vous le dis: bravez la peur, sortez votre courage et faites les choses qui vous effraient; trouvez une personne qui vous inspire dans l’industrie du MLM et inspirez-vous d’elle, ayez confiance en la vie, que si vous êtes au bon endroit alors elle fera tout pour vous mener là où vous rêvez d’aller. Rappelez-vous souvent la raison qui vous a poussée à joindre cette entreprise, cette équipe, et sachez les filles que cette business vous fera grandir, parce qu’elle comporte toute les sphères en elle pour vous mettre au défi, vous remettre en question, vous pousser à devenir une meilleure personne et à cultiver votre créativité.

Vous êtes des genre de marginales en affaires, les controversées du milieu, les incomprises du succès, la nouvelle génération de faiseuses d’argent.

Oubliez ce que l’opinion publique pense de vous, même celle de vos amis et de votre famille, soyez forte dans vos convictions et n’abandonnez jamais la raison pour laquelle vous avez commencé, votre but, votre vision, votre source de motivation. Puisse-t-elle être au service de votre bonheur oui, mais surtout pour les autres, au service de quelque chose de beaucoup plus grand que vous.

Vous seule pouvez mener à bien la vie libre et d’abondance à laquelle vous aspirez.

Ce modèle d’affaires a absolument tout pour vous appuyer dans votre quête de liberté. En plus de vendre des produits phénoménaux, éthiques, naturels, pour une compagnie familiale et philanthropique, vous deviendrez réellement celle que vous désirez être pour vous et pour les autres si vous vous y mettez avec cœur et avec conviction.

Partagez votre enthousiasme et votre histoire comme je le fais maintenant;

parce c’est :

le partage qui fait l’union,

le nombre qui fait la force & notre vérité qui libère l’ensemble.

Mes professeures de yoga nous disaient toujours :

You just need to show up . Show up as you are: defeated, sick , imperfect, but show up anyway.

Come as you are. That’s when miracles happen.

Je vous aime. Nouvelle ou pas. Active ou pas. Ambitieuse ou pas.

Boundless faith, love and courage your way !

https://msha.ke/carolinelefebvreyayo

Merci à mon cher ami Kasakiakinetc Ajeanimkika pour la correction de cet article

À toi qui es né en 2014

 

À toi qui es né en 2014.

Cette année-là, j’ai entendu ton cœur battre pour la première fois. Ce qui m’a frappée avec ton battement de cœur, c’est que j’ai réalisé que le jour où il cesserait de battre… c’est que tu serais mort. J’ai rencontré la fragilité de la vie.

2 ans, c’est y a pas très longtemps. Je me rappelle de chaque instant de ma journée d’aujourd’hui, il y a 2 ans, la veille de ta naissance.

Tous mes sens me reviennent, même la couleur du jour, le froid sur mon visage, les sons qui m’habitaient, les personnes à qui j’ai parlé. Je savais que tu allais naître le lendemain. J’ai tout fait pour que t’arrives cette journée-là. J’avais trop hâte de te voir. Je voulais juste voir ton visage.

Je t’ai donné naissance comme toutes les femmes donnent la vie sur cette terre, mais mon histoire avec toi, elle est unique, parce qu’on l’est tous.

Je n’avais aucune peur. Peur de rien. Avec du recul, je réalise à quel point, seul, l’amour m’accompagnait. Rien de négatif ne me traversait l’esprit. Je t’ai écrit une lettre avant d’aller dormir. J’ai allumé des lampions et je nous ai concocté une cérémonie de naissance. J’ai écouté les mêmes mantras, minute après minute et les larmes me montaient aux yeux tellement j’étais près de toi. Je t’ai offert tout l’espoir du monde, toutes les possibilités du monde.

J’ai bouclé mes cheveux entre mes contractions. J’ai mis une robe soleil en plein hiver pour passer la porte de chez moi. Rien ne m’ébranlait. Aucune peur ne m’habitait. J’allais te pousser 2-3 pouces plus loin en pleine lumière, dans la salle d’accouchement et j’allais voir ton visage.

Tu as mis toute la nuit à faire ce court chemin. Je tripais sur l’effet que la piqûre d’engourdissement me procurait. Je ne ressentais pas la douleur de l’évènement. Le highlight de la nuit, c’est quand tout le liquide de mon ventre s’est éparpillé partout dans le lit. Seigneur, je capotais sur la quantité.

Dans ma tête, tout était calme, même si mon corps était en chaos. L’inattendu a toujours été la chose la plus excitante dans ma vie. Quelle surprise minute après minute. Je ne savais rien sur l’accouchement. La seule chose sur laquelle je m’étais exercée, c’était d’ouvrir mon chakra crânien lors de ton expulsion. La synergie avec l’instant était la seule chose qui m’obsédait. L’innocence est mon plus grand allier.

Tu es arrivé, pas de son, juste une image. Un trilliard de choses se sont passées et moi, tout ce que je voyais, c’était un miracle.

Ça t’a pris 6 mois à émettre un son tellement t’étais bien.

Chez moi, y a pas cette rengaine qui court que le temps passe trop vite. Parce qu’avec toi, j’ai choisi de vivre lentement, de marcher doucement. Toutes nos photos analogiques ensemble sont dans notre lit. On fait du mieux qu’on peut et on se ne casse pas trop la tête.

Tu m’apportes mon lot de présent. De candeur. Tu es sur cette terre comme un grain de sable infiniment puissant. Tu as 2 ans. Tu es déjà beaucoup plus que ce que je peux m’imaginer de toi.

Je ne sais comment te remercier, Caleb. À part demain matin, en te serrant dans mes bras et en te saluant.

Je t’aime tellement que ça m’a sortie du lit pour venir t’écrire cette lettre que tout le monde lira, sauf toi. C’est mon inspiration.

Ce dont je suis certaine, c’est que l’amour de cet instant de rédaction traversera le temps, les mémoires et que tu le ressens déjà.

Bonne fête mon trésor !

Maman

xx

Être et Paraître. Les 2 à la fois ?

etre et paraitre

Bien sur que si.

C’est comme le vieil adage ;

Vaux mieux être riche et en santé que pauvre et malade.

Pourquoi pas ?

Il existe ce stéréotype qui porte à croire qu’on ne peux être spirituel et se faire injecter du Botox . Moi j’aime les 2; la spiritualité et le Botox.

J’ai été confrontée à ce jugement quand je poursuivais des études en mode. J’en suis venue au point ou je me sentais presque coupable d’apprécier les cours de tendances, qui commençais à me sembler superficiel et éphémère . Je me disais: Ya tellement d’affaires qui se passent sa terre, j’ai pas d’autre chose à étudier que des guenilles ? Tu voie, au coté de l’histoire de l’art , de la litérature et de l’anthropologie, pour moi ça perdais un peu d’importance .

Jusqu’à ce qu’un professeur dise devant la classe ( pas exactement, mais c’est du moins ce que j’en retiens ) : Nous sommes tous dans l’être et le paraître. C’est inévitable, et vous devez être conscient de l’idée que vous vous préoccupez de ce vous et les autres portent, en suivant les tendances planétaires, qui elles , sont basées sur comment on se sens tous, dépendament de l’époque ou on se trouvent et de ce qui s’y passe… Alors assumez le fait que nous vivons dans un monde ou l’être et le paraitre vivent de pair, et c’est parfait comme ça. Vous n’êtes pas superficiel, vous vivez en synergie avec la vie.

Je me suis alors déculpabilisé et j’ai accepter mon amour pour les vêtements.

Pour ce qui es de notre apparence, certainement qu’il faut s’accepter tel que l’on es, seulement qu’on peux améliorer les choses sur lesquels on a du pouvoir, pour ce qui en reste. Si ma serre es remplie de mauvais herbes, il me reste à m’agenouiller et à la dégarnir.  Autant que j’entretienne sa fertilité en lui offrant de l’eau et du soleil. Même chose pour le corps et l’esprit. Si ma peau se couvre de tâches, je peux les faire enlever au salon de beauté. Autant que je me concentre à enrayer celles qui ce sont accumulées sur mon coeur. Si les ridules s’accumulent sur mon visages , je peux m’adonner à ces méthodes qui servent à les tendre un peu, autant que je consacre du temps à détendre mes relations avec les autres et envers moi même.

On dois s’intéresser à actualiser notre esprit et notre corps, autant que ce soit fait avec minutie et équilibre.

C’est bien plus facile de se re-faire faire le nez que de se re-faire faire le coeur .                       Stephane LaPorte.

C’est tout à fait vrai . Mais tant mieux si on s’adonne bien à faire les 2. Tant que tu ne fini pas par ressembler à une caricature, parce que le Botox t’abuse . Et tant que tu ne te la joue pas moine tibétains , si le soir tu rêve de fourrer une volé à celui qui t’as picker ton parking.

Faut juste pas tomber dans l’extrême gauche, ni d’un coté ni de l’autre. Gare à toi si ton apparence es trop importante. Gare à toi si ton monde intérieur t’isole.

La pauvreté, si c’est celle de l’esprit, elle es triste et accablante. La beauté, elle es scintillante , si elle es fondamental et illusoire. La richesse, elle es merveilleuse. Autant soit elle de sens comme de circonstances. Et la santé, elle es épanouissante , si elle es mentale et corporel.

Je suis l’être et sa parure. J’aime m’organiser pour être belle, et organiser mon esprit pour être séduisante. J’essaie que les deux se rejoignent harmonieusement. Ça fait du bien de comprendre le concept , pour ne pas penser qu’on es superficiel si on se fait refaire les seins. En autant que tu le fasse juste pour les remonter un peu, pas pour remonter l’amour que tu auras pour toi ensuite.

La beauté c’est un état qu’on peux tous s’offrir avec assurance, parce qu’elle es partout, en dedans et en dehors, depuis la nuit des temps.

Caroline xx

 

crédit photo : Free People

La tragédie de Capitaine Crochet

 

Peter Pan. On connaît tous. Ce petit qui vit dans un monde où on refuse de grandir. Mais avant de se souvenir qui il était, il était devenu un adulte blasé, mécanique ; un capitaine crochet des temps modernes.

Il faut se souvenir d’où on vient , pour savoir qui on est. Il est fort probable qu’on a presque tout oublié de notre enfance. Si on s’en est bien sorti, quelques souvenirs flous ou parsemés de clarté ont réussi à survivre dans notre esprit. Comme l’odeur de la cuisine, la douceur de la peau de ma mère, les visites saisonnières chez ma tante Camille, cette bicyclette à banc de banane, le lichen sur les roches dans le Grand Nord, le dentier de grand-maman Suzanne, ces pingouins de plastique loués pour mon cinquième anniversaire, les framboises de la ruelle Cadillac, les speeches de mon père, mes doigts entre les yeux des poissons frais pêchés.

Le problème c’est si on a oublié les souvenirs à notre propre sujet. La plupart d’entre nous ont oublié ce qu’enfant, on aimait vraiment. Ce qu’on passait notre temps à faire, ce qui faisait passer nos journées entières comme un éclair.

Rien ne sert d’être nostalgique. Hier perd beaucoup de son importance devant aujourd’hui. Mais ce que nous aimions en revanche, l’est vraiment. On doit accorder du sérieux à cette identité, qu’on a peut-être laissé fuir entre la vie, et ses aiguilles battantes au sens horaire.

La recherche, c’est environ avant 8 ans. Après, tu commences à te faire «des accroires». Après t’oublies presque tout de quand t’avais en bas de 8 ans…

Petite, j’aimais le papier à lettre, je les collectionnais. Je me souviens de celui avec les rebords brodés, imprégné d’une senteur de parfum de fleurs. J’aimais écrire, j’avais des petits livres,  dans lesquels j’écrivais des poèmes, qui sont devenus des chansons, qui sont devenus des journaux de bord. Je m’étais fait une petite table en foam blanc, sur laquelle j’avais déposé des prières, un lampion, et quelques objets précieux. Le soir avant de me coucher, je m’agenouillais devant mon autel et je récitais mes chapelets. Je passais ma vie dehors, j’aimais aller dans le bois, marcher, collectionner les roches qu’on laisse dans ses poches, les lancer dans le ruisseau, cueillir les fleurs, avoir peur de ces fruits rouges qui empoisonnaient les serpents, me faire un monde imaginaire dans cette cabane, dans l’arbre, jamais construite. J’aimais faire ma chambre, la décorer, déplacer les meubles. J’aimais la lecture. Je lisais tout ce que j’avais sous la main, y compris les emballages des dentifrices et les étiquettes de shampoing. J’aimais rire, m’asseoir à table et regarder les oncles avec une cigarette fumante jouer aux cartes, entendre les histoires des éveillés, moi, couchée dans la chambre d’à côté. Partir à l’aventure dans le quartier ou dans notre champ en guise de cour arrière. Quand j’allais à la toilette, je m’imaginais parlant devant un auditoire, je faisais comme si on m’interviewait. Je racontais n’importe quoi. Mais je parlais, et on m’écoutait.

Tout ça… j’avais oublié. C’est ça la tragédie. Mon Peter Pan était tombé dans l’oubli.  Capitaine Crochet était rendu trop fort. Ça m’est revenu après avoir mis au monde mon fils qui, chaque jour, m’offre le précieux cadeau de replonger dans l’univers de l’enfance. Son monde imprégné de liberté, de découvertes, de vulnérabilité et d’innocence.

Les souvenirs réveillés m’ont aidée. Tantôt à me dire que j’étais sur la bonne voie, tantôt à me dire que j’avais pris le champ. Ça m’a aidée à recommencer à écrire, ça m’a aidée à comprendre que l’autre avait beaucoup d’importance pour moi. Que la nature, je devais m’y aventurer plus souvent, que je devrais peut-être un jour orchestrer une conférence tel que promis, que je devais conserver les rituels qui me définissent, et pourquoi pas bâtir cette maison imaginaire au travers les branches.

Dans ces trouvailles, y’a pas d’égo. Y’a juste le petit(e) en vous qui sommeille. Qui meurt d’envie de revoir le lever du soleil.

Ce sont des choses simples qui font qui on est. Et ce sont les choses simples qui font que la vie vaut la peine d’être vécue. On n’est pas tous destiné à être un génie qui change le cours de l’histoire, mais on est tous destiné à être qui on est vraiment.

Cherchez et vous trouverez; si vous avez envie de fouiller. Ensuite mettez en lumière les amours de cet enfant que vous étiez. Peut-être qu’un beau jour, votre Peter Pan vaincra votre Capitaine Crochet , et que vous recommencerez à vous amuser, comme dans ce lac couvert de nénufars un soir d’été.

Les temps ont changé, mais pas ce dont on a besoin pour s’exclamer de bonheur et être frappé par la joie.

Caroline xx